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Marie-Soleil Labelle coureuse automobile_avec un trouble developpemental du llangage

Marie-Soleil Labelle, exemple de réussite à 180km/h

Coureuse automobile en effervescence, élève exemplaire, ambassadrice de la fondation Make a Wish et du Musée Gilles Villeneuve, Marie-Soleil Labelle n’a rien d’une fille ordinaire. Cette jeune dynamique n’a que 16 ans et partout où elle passe, elle ne laisse personne indifférent. Qui pourrait se douter que cette demoiselle qui roule à 180 km/h cache un trouble développemental du langage? Découvrons le portrait inspirant de Marie-Soleil Labelle.

Marie-Soleil est une fille très active qui dégage une énergie positive. Cette jeune Gatinoise a toujours été bien entourée d’amis. À un moment donné, ses parents ont remarqué que ses amis terminaient souvent ses phrases.

«Comme père, ça me dérangeait un peu, mais ses résultats scolaires étaient bons, alors nous n’en avons pas fait de cas», exprime son père Maxime Labelle.

«En secondaire 2, vers l’âge de 14 ans, je me suis rendu compte que j’éprouvais certaines difficultés. Lorsque je m’exprimais, ce que je disais ne représentait pas nécessairement mes idées. Je vivais la même chose en écriture. Mes idées étaient claires dans ma tête, mais les mots ne sortaient pas correctement. J’en ai parlé à mes parents et nous avons consulté un orthophoniste», affirme Marie-Soleil Labelle.

Le diagnostic tombe, Marie-Soleil a un trouble développemental du langage (TDL).

«Rapidement nous avons eu du soutien au Collège», précise la jeune femme.

 

Sport et course automobile

Marie-Soleil Labelle, coureuse automobile TDL

Marie-Soleil a toujours été très active. Bien que le TDL amène certaines limitations, elle a su trouver sa zone de confort. « Un moment donné, j’ai essayé la natation, mais avec le casque et les bouchons dans les oreilles, j’avais de la difficulté à comprendre les consignes. Par la suite, je me suis tournée vers les arts martiaux. Cette discipline était parfaite pour moi parce que les mouvements sont très répétitifs. Étant dans son élément, elle obtient sa ceinture noire.

«En course automobile, le langage se fait aussi de manière répétitive avec des drapeaux. À 180 km/h sur la piste, si Marie-Soleil voit un drapeau jaune elle sait qu’elle doit être vigilante» ajoute son père.

Dans sa voiture de course, Marie-Soleil Labelle est la plus jeune pilote recrue de l’histoire de la série canadienne de la Coupe Nissan MicraMD.

«J’aime l’adrénaline, la vitesse. Dans la course, tout le monde et passionné!». Cette jeune femme déterminée n’a pas encore de permis de conduire et du haut de ses 16 ans, elle tire son épingle du jeu dans un circuit où elle roule avec des adultes.

 

TDL: outils invisibles

« Dans le dépassement de soi, il y a aussi des outils invisibles. Lorsque Marie-Soleil sort de piste, elle prend un calepin pour noter comment la voiture se comporte. Ensuite elle utilise ses notes pour en discuter avec l’équipe. Ce n’est pas tout le monde qui sait qu’elle a un TDL, mais dans son entourage l’équipe comprend qu’elle a son propre vocabulaire.

Avec le temps, nous avons aussi développé d’autres mécanismes de communication. Juste avec un regard souvent, on se comprend. Le langage non verbal vient parfois remplacer des conversations », précise Maxime Labelle.

 

Du secondaire à l’université

Tout ce que touche Marie-Soleil Labelle semble se transformer en succès. Elle termine actuellement son 5e secondaire dans un programme enrichi et maintient une moyenne de 90% et plus. Comme elle habite à Gatineau, Marie-Soleil souhaite vivement passer du secondaire à l’Université d’Ottawa en génie mécanique. « Mon rêve, c’est de devenir ingénieure mécanique pour travailler dans une équipe de course automobile. »

Bien que son histoire puisse paraître romancée, le succès de Marie-Soleil n’est pas tombé du ciel. « Partout où elle passe, Marie-Soleil s’illustre. Elle n’est pas un enfant prodige. C’est une fonceuse. Elle travaille très fort », mentionne son père.

Récemment, la jeune femme a participé à une campagne de sensibilisation contre les courses de rue en collaboration avec le service de police de Gatineau. Elle vient aussi d’être invitée à un camp de développement de course automobile en Italie.

« Il ne faut pas cesser de croire en ses rêves. Toute ma vie je vais vivre avec un TDL. Chaque jour, je travaille fort pour réaliser mon rêve et être heureuse », conclut la jeune femme.

 

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Semaine québécoise du trouble développemental du langage 11 au 17 octobre 2020
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